Les assurances auto devraient fortement grimper en 2026, avec des hausses bien supérieures à l’inflation. En cause : la multiplication des sinistres et l’explosion des coûts de réparation, selon les assureurs.
La facture d’assurance devrait s’alourdir pour les ménages français l’an prochain. Selon plusieurs études récentes, les primes d’assurance automobile et moto connaîtront une augmentation notable, bien supérieure à l’inflation actuelle.
La présidente de la Fédération professionnelle des assureurs, Florence Lustman, a défendu cette tendance, attribuant la hausse à deux dynamiques principales : “une augmentation générale des risques, en fréquence comme en intensité, notamment climatiques, et une inflation soutenue des coûts de réparation et d’indemnisation”, a-t-elle expliqué dans une déclaration transmise à l’AFP.
Une augmentation de quel ordre ?
Les projections des cabinets spécialisés confirment cette pression tarifaire. Le cabinet Addactis anticipe une hausse moyenne de 5 à 5,5 % pour les assurances auto et moto. De son côté, Facts & Figures table sur des progressions comprises entre 4 et 6 %.
Ces ajustements dépassent largement le rythme de l’inflation, qui s’élevait à seulement 0,9 % en août sur un an, d’après l’Insee. Une situation qui interroge quant à la capacité des assurés à absorber ces hausses dans un contexte de budgets familiaux contraints. Concrètement, un foyer devra débourser en moyenne 563 euros hors taxe pour assurer son véhicule en 2026.
Florence Lustman rappelle que la fédération ne peut commenter les politiques tarifaires de ses membres, mais insiste sur la nécessité d’intégrer cette réalité économique : “Les phénomènes naturels extrêmes ne cessent de se multiplier, et les coûts des réparations matérielles ou des indemnisations corporelles flambent. Ces évolutions s’imposent à tous les acteurs du secteur.”
Peut-on encore négocier avec son assurance ?
Bien sûr, lorsqu’il s’agit d’augmenter les tarifs, les compagnies d’assurance sont toujours rapides à réagir. En revanche, obtenir une baisse est bien plus compliqué. Pourtant, vous avez le droit de demander une réduction si votre niveau de risque diminue.
Pour cela, il est possible d’adresser un courrier recommandé à votre assureur afin de solliciter, si celui-ci l’accepte, une diminution de votre prime d’assurance auto. Renégocier vos mensualités est vivement conseillé, surtout si vos cotisations ont connu une hausse l’année précédente.
À noter également que toute augmentation décidée par votre assureur doit être prévue dans le contrat, via une clause de révision des cotisations ou une clause d’indexation. En l’absence de telles dispositions, vous êtes en droit de contester l’augmentation et même de demander la résiliation de votre contrat.
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